Je dédie ce texte à Thierry M., mon éternel ami...
Le texte ci-dessous est une synthèse de certains textes de "Monko", un "collègue" de l'advaita, un de ces amoureux fervents de LA SEULE CHOSE qui comble l'être au-delà de tout : l'Unité avec tous les êtres et tout l'univers.
Bonne lecture...quant à moi je vous dis à après le 15 Août....je "m'envole" pour Arès (en gironde), ce lieu de Fusion avec le Tout-créateur et le Tout-créé, ce lieu où l'Ouragan d'Amour est descendu pour nous appeler à être tsunami d'amour, ce lieu du Tout-Autre, ce Lieu de LIBERTE et de LIBERATION SUPRÊMES...
"Il n'y a jamais qu'une seule chose, sous l'apparence de la multiplicité...laquelle devient l'objet d'une vaste célébration.
A strictement parler, vous n'êtes pas Conscience car il n'est que Conscience, laquelle est un Rien qui se manifeste en tant que tout.
Il n'est que l'un. Le « deux » est une apparence au sein de l'unicité.
L'unicité n'est pas l'unicité véritable si elle n'inclut pas la séparation, la dualité. Autrement dit, tant que l'on voit la dualité comme opposée à l'unité, on est dans une vision duelle. Ainsi tu es LA Merveille et tout ce qui semble s'élever en toi, tout ce qui semble être un « deux » n'est en réalité autre que LA Merveille. La Conscience ne peut être affectée uniquement parce qu'elle est un espace vide ou je ne sais quoi, mais parce qu'il n'est rien qui ne soit Conscience. Alors s'établir en tant qu'un arrière-plan conscient qui accueille et laisse passer tout ce qui se présente est, certes, une réalisation qui est loin d'être négligeable et qui correspond à "je ne suis rien". Mais en fait, ultimement, il n'existe rien de semblable à un arrière-plan et un "avant-plan", cet état de détachement, un peu glacé, ne peut de toute manière être maintenu indéfiniment. Il faut tout perdre, se brûler les ailes. Et ce n'est possible que grâce à la chaleur de l'amour. Cet amour dont je parle est absolument atomique, nucléaire. Il est le feu purificateur, l'essence (dans tous les sens du terme) même de la vie. Alors est-ce que cette dimension n'existe pas en tant que manque? Tu veux rire Michel? On ne se meurt que de Cela! Il n'est pas un instant où Cela ne soit pas recherché, sciemment ou confusément, c'est le manque originel.
L'amour est l'énergie même de l'unicité, de l'Un et de tout le film qui se manifeste en tant que « deux », et qui n'est que l'Un en vie. L'amour que tu portes à ta famille, ou à la musique est une expression qui vient tout droit de Cela, mais s'y exerce encore un choix, une exclusivité. Il est encore conditionné, en apparence. Mais il n'est rien qui ne soit le Bien-aimé, c'est à cette évidence qu'il faut se consumer. Bientôt il n'est rien qui ne soit vu comme Lui, comme l'amour inconditionnel. Les murs de ta maison seront vus comme l'amour inconditionnel et même ce qui te repousse sera vu comme l'amour inconditionnel. Cela ne veut pas dire que tout sera égal, des préférences continueront de se manifester, et même de se renforcer.
Mais ces préférences elles-mêmes seront vues comme impersonnelles, comme l'expression divine de la vie, comme l'amour inconditionnel qu'elles sont. Ainsi, en l'absence d'un « quelqu'un » pour accuser réception de cela, seuls l'unicité et l'amour demeurent, dans une fluidité tranquille, merveilleuse. C'est le "je suis tout" de Nisargadatta. C'est très simple; n'y a-t-il rien de plus naturel que de tomber amoureux? Comment ne pas être enthousiaste devant cette merveille?
si je voulais faire de la poésie, je dirais que tu t'es enfermé dans ta liberté... Il y a eu une expérience de conscience-témoin dégagée des objets; et dans cette expérience, la conscience et les objets sont de natures différentes. Il y a là une ultime forme de dualité entre ce que l'on pourrait appeler un objet supérieur et tous les autres, inférieurs. Il y a encore « quelqu'un » ou quelque chose quelque part qui continue d'être en relation avec d'autres choses. La conscience-témoin est encore un objet, mental, et n'est pas ta nature profonde. Tu es là dans un état de détachement, ce qui n'est pas rien bien sûr; mais c'est encore un état, un peu froid, au sein duquel se joue encore le jeu sujet/objet, avec une vision hiérarchisée des choses. Il n'y a qu'une chose qui peut brûler cela, c'est l'amour, l'amour fou véritable, inconditionnel. La conscience sans l'amour n'est rien, la conscience sans l'amour n'est pas la Conscience. La voie est vraiment une histoire d'amour. Cet amour unifie tout, en ce sens qu'il est vu comme la source de toute chose. Il n'y a rien qui ne soit amour inconditionnel, il n'y a rien qui ne soit le cherché, le Bien-aimé. Tout ce qui apparaît est le bien-aimé/vide se manifestant comme le bien-aimé/forme. Tout est l'amant et tout est l'aimé; il n'y a pas l'un d'un côté et l'autre de l'autre. Alors il n'est vraiment plus « personne » nulle part et il peut vraiment y avoir pleine participation à la vie, en vertu de l'absence de tout participant. L'ennui n'est alors plus possible..." (Monko)
jeudi 8 juillet 2010
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