lundi 13 septembre 2010

L'amour et l'Unité

L'amour est l'Unité, l'Unité est l'amour !

Synthèse de la Non-dualité par Nisargadatta

Me voilà de retour sur mon blog après un été riche en Lumière et en rencontres...

Voici quelques perles de Nisargadatta qui pourront faire fleurir votre amour et votre Unité avec tous les êtres ! :

"le "monde" que vous percevez est fait de Conscience ; ce que vous appelez "matière" EST la Conscience même ! Vous êtes l'Espace dans lequel le "monde" se meut, le temps dans lequel il se perpétue, l'amour qui lui donne Vie !

Dans mon monde, l'AMOUR est la SEULE Loi ! Je ne mendie pas l'amour, je le DONNE ! Telle est ma nature !

(S'il y a l'Amour) pourquoi faudrait-il un policier ?
Dans la Pleine Conscience le contact s'établit sans égoïsme !
L'égocentrisme est la source de tous les maux !

Quand la Conscience est intensément intéressé elle devient Un avec l'objet de l'intérêt. Le "voyant" et le "vu" deviennent Un dans la vision, "l'entendant" et "l'entendu" deviennent Un dans l'audition, "l'amant" et "l'objet de l'amour" deviennent Un dans l'amour !"

(Nisargadatta - Je suis -)

jeudi 8 juillet 2010

Synthèse sur la Non-dualité

Je dédie ce texte à Thierry M., mon éternel ami...

Le texte ci-dessous est une synthèse de certains textes de "Monko", un "collègue" de l'advaita, un de ces amoureux fervents de LA SEULE CHOSE qui comble l'être au-delà de tout : l'Unité avec tous les êtres et tout l'univers.

Bonne lecture...quant à moi je vous dis à après le 15 Août....je "m'envole" pour Arès (en gironde), ce lieu de Fusion avec le Tout-créateur et le Tout-créé, ce lieu où l'Ouragan d'Amour est descendu pour nous appeler à être tsunami d'amour, ce lieu du Tout-Autre, ce Lieu de LIBERTE et de LIBERATION SUPRÊMES...

"Il n'y a jamais qu'une seule chose, sous l'apparence de la multiplicité...laquelle devient l'objet d'une vaste célébration.
A strictement parler, vous n'êtes pas Conscience car il n'est que Conscience, laquelle est un Rien qui se manifeste en tant que tout.
Il n'est que l'un. Le « deux » est une apparence au sein de l'unicité.
L'unicité n'est pas l'unicité véritable si elle n'inclut pas la séparation, la dualité. Autrement dit, tant que l'on voit la dualité comme opposée à l'unité, on est dans une vision duelle. Ainsi tu es LA Merveille et tout ce qui semble s'élever en toi, tout ce qui semble être un « deux » n'est en réalité autre que LA Merveille. La Conscience ne peut être affectée uniquement parce qu'elle est un espace vide ou je ne sais quoi, mais parce qu'il n'est rien qui ne soit Conscience. Alors s'établir en tant qu'un arrière-plan conscient qui accueille et laisse passer tout ce qui se présente est, certes, une réalisation qui est loin d'être négligeable et qui correspond à "je ne suis rien". Mais en fait, ultimement, il n'existe rien de semblable à un arrière-plan et un "avant-plan", cet état de détachement, un peu glacé, ne peut de toute manière être maintenu indéfiniment. Il faut tout perdre, se brûler les ailes. Et ce n'est possible que grâce à la chaleur de l'amour. Cet amour dont je parle est absolument atomique, nucléaire. Il est le feu purificateur, l'essence (dans tous les sens du terme) même de la vie. Alors est-ce que cette dimension n'existe pas en tant que manque? Tu veux rire Michel? On ne se meurt que de Cela! Il n'est pas un instant où Cela ne soit pas recherché, sciemment ou confusément, c'est le manque originel.
L'amour est l'énergie même de l'unicité, de l'Un et de tout le film qui se manifeste en tant que « deux », et qui n'est que l'Un en vie. L'amour que tu portes à ta famille, ou à la musique est une expression qui vient tout droit de Cela, mais s'y exerce encore un choix, une exclusivité. Il est encore conditionné, en apparence. Mais il n'est rien qui ne soit le Bien-aimé, c'est à cette évidence qu'il faut se consumer. Bientôt il n'est rien qui ne soit vu comme Lui, comme l'amour inconditionnel. Les murs de ta maison seront vus comme l'amour inconditionnel et même ce qui te repousse sera vu comme l'amour inconditionnel. Cela ne veut pas dire que tout sera égal, des préférences continueront de se manifester, et même de se renforcer.
Mais ces préférences elles-mêmes seront vues comme impersonnelles, comme l'expression divine de la vie, comme l'amour inconditionnel qu'elles sont. Ainsi, en l'absence d'un « quelqu'un » pour accuser réception de cela, seuls l'unicité et l'amour demeurent, dans une fluidité tranquille, merveilleuse. C'est le "je suis tout" de Nisargadatta. C'est très simple; n'y a-t-il rien de plus naturel que de tomber amoureux? Comment ne pas être enthousiaste devant cette merveille?
si je voulais faire de la poésie, je dirais que tu t'es enfermé dans ta liberté... Il y a eu une expérience de conscience-témoin dégagée des objets; et dans cette expérience, la conscience et les objets sont de natures différentes. Il y a là une ultime forme de dualité entre ce que l'on pourrait appeler un objet supérieur et tous les autres, inférieurs. Il y a encore « quelqu'un » ou quelque chose quelque part qui continue d'être en relation avec d'autres choses. La conscience-témoin est encore un objet, mental, et n'est pas ta nature profonde. Tu es là dans un état de détachement, ce qui n'est pas rien bien sûr; mais c'est encore un état, un peu froid, au sein duquel se joue encore le jeu sujet/objet, avec une vision hiérarchisée des choses. Il n'y a qu'une chose qui peut brûler cela, c'est l'amour, l'amour fou véritable, inconditionnel. La conscience sans l'amour n'est rien, la conscience sans l'amour n'est pas la Conscience. La voie est vraiment une histoire d'amour. Cet amour unifie tout, en ce sens qu'il est vu comme la source de toute chose. Il n'y a rien qui ne soit amour inconditionnel, il n'y a rien qui ne soit le cherché, le Bien-aimé. Tout ce qui apparaît est le bien-aimé/vide se manifestant comme le bien-aimé/forme. Tout est l'amant et tout est l'aimé; il n'y a pas l'un d'un côté et l'autre de l'autre. Alors il n'est vraiment plus « personne » nulle part et il peut vraiment y avoir pleine participation à la vie, en vertu de l'absence de tout participant. L'ennui n'est alors plus possible..." (Monko)

jeudi 1 juillet 2010

Le sens de l'autre dans le Bouddhisme

Deuxième partie :Le sens de l'autre dans les traditions bouddhistes

Comme nous l'évoquions plus haut, la plus ancienne tradition bouddhiste remonte au temps du Bouddha et se perpétue aujourd'hui au Sri Lanka et dans les pays de l'Asie du Sud-est. On l'appelle "tradition du bouddhisme pali" ou "Bouddhisme des Anciens", ou encore Bouddhisme theravada.
La seconde traditions est apparue environ cinq siècles après le paranirvana [mort physique] du Bouddha, à la suite de dissensions au sein de la communauté bouddhique; elle est connue sous le nom de Mahayana ou Grand Véhicule. Elle recouvre aujourd'hui les pays himalayens, la Chine, le Japon, le Vietnam, la Corée.
Une des raisons principales des divergences de vues entre les Anciens et ceux qui vont se considérer comme des réformateurs est notamment la place accordée à l'autre. Je vais donc examiner comment était perçu l'autre dans chacune de ces traditions pour terminer par quelques considérations sur la perception de l'autre au sein de la communauté bouddhique occidentale.

La quête du prince Siddhartha, le futur Bouddha
Quand on lit la vie du Prince Siddhartha, depuis l'abandon du palais jusqu'au moment de l'Eveil sous l'arbre de la Bodhi, on ne trouve pas beaucoup de références à l'autre. Poussé par les quatre visions (le malade, le vieillard, le mort et enfin le moine ascétique), l'âme de l'aspirant à l'Eveil est tendue vers un seul but: trouver la vérité, comprendre les causes de la naissance et de la mort et, si possible, s'en libérer. Sa quête le pousse à abandonner femme et enfant. Après six années de quête et d'austérités Gotama atteint l'Illumination sous l'Arbre de la Bodhi.

Après l'Eveil
Ce n'est qu'après son Eveil que Gotama, maintenant le Bouddha (qui signifie l'Eveillé), se demande ce qu'il va faire de cette profonde et sublime réalisation qu'il a obtenue. Le Bouddha hésite: l'humanité sera-t-elle capable de comprendre la profondeur de sa réalisation? Alors lui apparaît un dieu, qui lui dit que même si la majorité des gens ne comprendra pas son éveil, il en est dont les yeux ne sont recouverts que d'un peu de poussières et qui comprendront son message, et pour eux il doit révéler la vérité qu'il a découverte. C'est ainsi que le Bouddha s'engage dans la prédication, une prédication qui durera jusqu'à sa mort presque un demi siècle plus tard.

Le bouddhisme des cinq premiers siècles
Pendant les cinq siècles qui suivent la mort du Bouddha, l'idéal bouddhique consiste à atteindre l'état de libération pour soi-même, le nirvana. La préoccupation principale du pratiquant est de comprendre les causes de la souffrance et, les ayant comprises, à agir sur les causes pour surmonter la douleur et ainsi parvenir au nirvana ; l'ascèse est très stricte et elle est indivifuelle. Le Bouddha historique, Sakyamuni, est le modèle à imiter. Etre bouddhiste signifie refaire le chemin que le Bouddha a tracé et lui-même parcouru, dont il est l'aboutissement. L'Arhat est celui qui a vaincu le cycle des morts et des renaissances, qui est libéré de la souffrance et réside dans le nirvana. Mais il est seul.

Cette tradition met l'accent sur la réalisation personnelle. Pourtant l'autre n'est pas totalement absent de sa pratique. Voyons comment la relation à autrui est enseignée et vécue.
En premier lieu, cette forme de bouddhisme porte une grande attention à l'éthique, qui est une manière de régler les rapports à l'autre. Ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas s'engager dans une conduite sexuelle inappropriée, ne pas ingérer de drogue, tels sont les cinq préceptes observés dans tous les pays bouddhistes. D'autre part, moines et laïcs vivent en symbiose. Les laïcs soutiennent les moines en leur prodiguant des dons matériels de nourriture, les robes et autres nécessités. Les moines prêchent la doctrine et assurent la cohésion sociale, morale et spirituelle de la société.
Le but de la pratique, aussi bien pour les laïcs que pour les moines, étant de surmonter les trois poisons de l'attachement, de la haine et de l'ignorance, des pratiques sont enseignées pour contrecarrer ces afflictions négatives. Il s'agit par exemple des méditations appelées les Quatre Demeures de Brahma :
1. Méditation du développement de l'amour bienveillant, de l'altruisme (metta)
2. Méditation du développement de la compassion (karuna)
3. Méditation du développement de la sympathie pour la joie des autres(mudita),
4. Méditation du développement de l'équanimité, de la sérénité, de la non différence (uppekha).

Un des textes de prière les plus souvent récité est le Metta Sutta, le Sutta de l'Amour Bienveillant:

Pour le Bouddha, nous souffrons à cause de notre manière inauthentique d'être au monde, avec nous-mêmes et avec les autres. Nous sommes inauthentiques quand nous nous perdons dans le monde des objets, en laissant libre cours à la convoitise, à l'avarice, au désir sensuel, et chaque fois que nous fuyons notre être essentiel en désirant quelque chose extérieur à nous-mêmes, manifestation de la saisie et de l'appropriation.
Nous sommes également inauthentiques quand, à l'inverse, nous sommes mus par un sentiment de refus, de rejet : c'est la manifestation de l'aversion et de la haine.
Enfin nous sommes inauthentiques quand nous sommes indifférents à ce qui nous entoure, à l'autre, au monde, chaque fois que nous restons ignorants des choses, des êtres ou des situations. C'est le troisième poison: l'ignorance, la fermeture, le repli obsessionnel sur soi-même.
Dans cette forme de bouddhisme, la pratique nous apprend à trouver notre centre, à être authentique, à être seul et à "entrer en amitié avec nous-mêmes" (Pema Chôdron).

Le développement historique du Mahayana (Grand Véhicule)
Au début de l'ère chrétienne ce modèle de pratique commence à se fissurer. Cinq siècles ont passé depuis la mort de Sakyamuni, le Bouddha historique. La communauté ressent probablement le besoin d'une plus grande intégration dans la société de l'époque, imprégnée de culture brahmanique riche d'une métaphysique et d'une cosmologie très développée, incorporant des éléments dévotionnels puissants.
Cela passe par une vision moins ascétique de la vie du Bouddha et une insistance sur son aspect altruiste.
Graduellement le Bouddha va donc être perçu non plus seulement comme un être humain concret qui est né, qui a vécu, qui a souffert et qui est mort comme tout être humain. On va voir en lui un être universel, l'incarnation d'un principe cosmique. Le bouddha Gotama devient une manifestation parmi des millions de manifestations de bouddhas qui régulièrement s'incarnent dans le monde pour le bien des êtres. Dans la cosmologie védique, il n'y a ni commencement ni fin, et l'espace est infini; l'univers est peuplé de milliards de milliards d'univers. Périodiquement, pour le bien des êtres, un Bouddha apparaît, s'incarne dans le monde, pour apporter un message de la lumière et de libération à l'humanité souffrante.
*
Mais on va aussi insister sur un autre aspect du Bouddha historique, un aspect un peu ignoré au cours des premiers siècles: le Bouddha Sakyamuni, après avoir atteint la libération sous l'arbre de l'Eveil, n'est pas passé dans le nirvana. Au contraire il s'est entièrement dédié aux autres et a prêché pendant près d'un demi-siècle. Cet aspect de la vie du Bouddha est maintenant mis en avant pour montrer son immense compassion pour les êtres.

En conséquence, l'idéal bouddhique va progressivement se déplacer de l'idéal de l'Arhat à celui du Bodhisattva, puis à celui du Bouddha, le Bouddha représentant le but de l'existence humaine en même temps que sa force d'inspiration. Quant à l'idéal du bodhisattva, c'est le médium de transition entre une existence limitée et une existence pleinement actualisée et optimisée dans la bouddhéité. Historiquement on peut comprendre cet appel vers une intégration plus grande de tous les éléments essentiels de la personne humaine: le pouvoir de la pensée, de la volonté et du cœur. Jusqu'à présent le cœur manquait; même si l'amour et la compassion ne sont pas absents dans le bouddhisme ancien, ils n'entrent pas dans la force motrice de la motivation. Dans le Mahayana, le Bouddha, loin de se reposer dans la quiétude du nirvana, devient un principe cosmique, au-delà des extrêmes du samsara [l'illusion] et du nirvana, et donc toujours accessible à l'humanité, indépendamment du temps et du lieu. Sakyamuni n'est plus qu'une des innombrables incarnations de ce principe cosmique.

L'attention à l'autre dans la pratique mahayaniste
La pratique mahayaniste est incarnée dans la voie du bodhisattva, celui qui renonce au nirvana pour atteindre l'état de Bouddha, et la force motrice pour atteindre l'Eveil est la Bodhicitta.

Avant toute pratique tibétaine, toute prière, toute séance de méditation, le pratiquant génère la motivation altruiste (bodhicitta) en récitant trois fois la formule suivante:
"Je prends refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha
jusqu'à l'Eveil.
Par le pouvoir de ma pratique
puissé-je atteindre l'Eveil pour le bien de tous les êtres. "
A la fin de chaque pratique, l'énergie positive générée, appelée "mérites", est dédiée à tous les êtres: on ne garde rien pour soi.
Le Dalaï Lama commence en général ses conférences par la constatation suivante:
"Tous les êtres recherchent le bonheur et tous cherchent à échapper à la souffrance,
c'est là la motivation à la base de toutes les entreprises humaines. "
De cette constatation il déduit que tous les êtres sont égaux (au plan ontologique) et que par conséquent il est absurde de désirer la libération pour soi-même en ignorant les besoins et désirs des autres. En fait, le Dalaï Lama s'inspire d'un texte de Shantideva (chapitre 8 du Bodhisattvacharyavatara) dans lequel ce dernier explique ce qu'il considère être la plus haute pratique mahayaniste : l'échange de soi avec les autres.
En voici un extrait.
"Je dois d'abord m'efforcer
De cultiver l'égalité de moi-même et des autres.
Je dois les protéger tous comme moi-même,
Car nous sommes égaux devant le bonheur et le malheur".
En dépit de la diversité de ses membres, les mains et le reste,
Le corps est à préserver comme un ensemble unique.
De même, dans leurs joies et leurs peines, les différents êtres
Ont tous, comme moi, le désir du bonheur.

Si ma douleur
N'affecte pas le corps d'autrui,
En raison de mon appréhension (de moi-même) comme "je ",
Elle n'en est pas moins mienne et intolérable.

De même, la douleur d'autrui
Ne m'échoit pas.
Néanmoins, en raison de leur conception (d'eux-mêmes)
comme "Je", elle est difficile à supporter.

Je dois dissiper la souffrance des autres
Parce qu'elle est souffrance, comme la mienne.
le dois aider les autres
Parce que ce sont des êtres vivants, comme moi.

Quand moi-même et autrui sommes identiques
Dans notre désir de bonheur,
Qu'ai-je donc de particulier?
Pourquoi devrais-je m'appliquer à mon seul bonheur ?

Et quand moi-même et autrui sommes identiques
Dans notre refus du malheur,
Qu'ai-je donc de particulier?
Pourquoi devrais-je me préserver et pas les autres?

[Vous dites:]
"Face à la souffrance,
On se protège soi-même! "
[je vous réponds :]
La souffrance de la main n'est pas celle du pied
Pourquoi (alors) le protège-t-elle ?

En l'absence de possesseur de la souffrance,
Toutes les distinctions (entre soi et autrui) sont inexistantes.
Il faut la dissiper parce qu'elle est douleur.
Pourquoi suis-je assuré (de la nécessité d'éliminer ma douleur et non celle des autres) ?

De même que la main et le reste
Sont considérés comme les parties du corps,
Ainsi, pourquoi les êtres ne sont-ils pas tenus
Pour les parties de l'humanité?

Quiconque souhaite rapidement devenir un refuge
Pour soi-même et autrui
Devra pratiquer le suprême mystère:
L'échange de soi pour autrui.

Toutes les joies de ce monde
Proviennent du désir du bonheur d'autrui
Tous les malheurs de ce monde
Proviennent du désir de son propre bonheur."

Considérer tous les êtres comme sa propre mère.
Les mondes étant infinis, le temps étant sans commencement ni fin, il en résulte que tous les êtres sans exception ont été une mère pour nous un grand nombre de fois. C'est pourquoi les maîtres tibétains demandent à leurs disciples de considérer tous les êtres comme leur propre mère.
Si toutes les mères qui me chérirent depuis un temps sans commencement
Sont dans la souffrance, comment profiterai-je de mon bonheur ?
Afin de libérer les êtres innombrables
Les bodhisattvas engendrent l'esprit d'Eveil
(Extrait des 37 pratiques des bodhisattvas de Thogme Zangpo)

Tonglen: l'échange de soi avec les autres
La pratique dite de Tonglen : "prendre et donner", est ainsi décrite par Lama Guendune Rinpoché :

" Tout d'abord, laissons notre esprit se détendre complètement et s'établir dans un état de repos total, sans nous arrêter sur aucune sensation ou perception de nous-mêmes et de ce qui nous entoure.

Développons la certitude que tout ce qui se manifeste est notre propre esprit, et ne nous attachons plus à saisir le monde extérieur comme séparé de nous.
Restons simplement détendus dans cette conscience, l'esprit parfaitement calme et paisible".
Peu à peu. nous prenons conscience du mouvement de notre respiration. Laissons ce mouvement se taire naturellement sans chercher à le modifier ou à respirer d'une manière particulière. Imaginons que, chaque expiration, les mérites et les vertus que nous avons accumulés depuis la nuit des temps et qui sont la cause de notre bonheur présent sortent de notre corps avec l'air que nous expirons et se dissolvent dans tous les êtres de tous les mondes.

Ces mérites et ces vertus ont la capacité de faire disparaître toutes les souffrances, toutes les maladies et tous les obstacles, de la même manière que le soleil dissipe le brouillard lorsqu'il commence à briller. Tous ces êtres ressentent alors un sentiment de grand soulagement et de grande joie.

Nous imaginons ensuite que, au moment de l'inspiration, toutes les difficultés, les maux et les souffrances de tous les êtres sont absorbées en nous et se dissolvent dans notre cœur, et qu'ainsi ces derniers en sont définitivement délivrés. Nous nous réjouissons à l'idée de les savoir libérés de leur souffrance et établis dans le bonheur pour toujours.

Au terme de cette méditation, nous nous établissons dans un état de vacuité dans lequel nous dissolvons toute saisie sur le fait de prendre la maladie et la souffrance en nous comme quelque chose existant réellement. Nous nous affranchissons des notions de sujet, d'objet et d'acte, de toute fixation réaliste."

L'interdépendance et "l'Inter-être" chez Thich Nhat Hanh
clef de la compréhension et de l'amour
Pour le maître vietnamien Thich Nhat Hanh, il n'y a pas de séparation entre moi et les autres; je n'existe qu'en dépendance des autres, pour tout: nourriture, logement, habillement, jusqu'au langage que j'utilise quotidiennement. II n'y a pas d'entité "moi" existante par elle-même. Par conséquent rechercher mon propre bonheur n'a pas de sens et je dois rechercher le bien de la communauté avant mon propre bien. C'est ainsi que Thich Nhat Hanh fonde la pratique de l'amour et de la compassion.

Les 58 préceptes des bodhisattvas en Chine.
Ils ont été écrits par des maîtres chinois vers 450, parce qu'ils avaient l'impression qu'il fallait quelque chose de plus par rapport aux préceptes des premiers temps, il fallait une éthique qui leur corresponde. En voici quelques exemples.
Le premier précepte dit:
Ne pas prendre la vie.
Ne pas le faire soi-même.
Ne pas le faire faire par quelqu'un d'autre.
Ne pas le faire d'une manière détournée.
Ne pas créer les causes et conditions pour que cela apparaisse. Ne pas développer un moyen de le faire.
Et aussi ne pas faire du mal, par exemple en répandant des rumeurs.
Le quatrième précepte : ne pas dire de mensonges.
Prendre sur soi-même la calomnie dirigée vers quelqu'un d'autre.
Partager son bonheur avec les autres.
Ne pas rabaisser les autres pour nous épargner nous-mêmes (par ex. avec les mendiants)
Prendre soin des gens malades et les considérer comme le Bouddha lui-même.
Sauver la vie des êtres vivants, notamment des animaux.
Etre disponible envers l'autre.

Les quatre vœux du bodhisattva dans le zen
Aussi nombreux que soient les êtres, je fais le vœu de les sauver tous.
Aussi nombreuses que soient les passions, je fais le vœu de les trancher toutes.
Aussi nombreux que soient les enseignements du Dharma, je fais le vœu de les connaitre tous.
Aussi insurpasable que soit la voie de Bouddha, je fais le vœu de la réaliser.


3. Troisième partie :L'autre et le bouddhisme tel qu'il se développe en Occident
Plus de neuf occidentaux bouddhistes sur dix ont adopté le Mahayana, soit sous sa forme zen, soit sous sa forme tibétaine. On pourrait donc s'attendre à trouver l'amour et la compassion au centre de la pratique du bouddhisme en Occident. Or, entre les idéaux très élevés de la doctrine mahayaniste et les faits sur le terrain, il semble parfois qu'il y ait un gouffre. Mais est-ce si étonnant?
En fait les pratiquants occidentaux ont besoin de refaire le chemin parcouru par le Bouddha; aujourd'hui comme hier c'est l'aiguillon de la souffrance qui motive les chercheurs. On en est à la phase de découverte de la première des Quatre Nobles Vérités : la vérité de la souffrance (on aussi dire du mal-être, de l'anciété, de l'angoissse ...).
L'Occident a besoin de redécouvrir les précieuses vérités du Mahayana de l'intérieur, en passant par le stade de l'introspection si chère au bouddhisme ancien,et aux longues retraites solitaires et silencieuses.

Pour ma part, j'ai commencé à réaliser qu'être au monde, c'est ETRE AVEC ; en d'autres termes, que l'être humain est un être de participation. ETRE AVEC ne signifie pas cohabiter avec d'autres êtres humains à la manières des arbres d'une forêt qui poussent côte à côte. Il ne s'agit pas d'ETRE AVEC spatialement mais ontologiquement. Je suis "malgré moi" avec les autres, sans choix et sans échappatoire. D'ailleurs le simple fait de pouvoir dire que je suis seul, seul à la naissance, seul face à la souffrance, et surtout seul face à ma propre mort, implique paradoxalement que je suis en même temps et de façon inextricable avec les autres. Cette réalisation amène une détente, un lâcher prise libérateur.

Quand les maîtres tibétains nous demandent de considérer tous les êtres comme nos mères, quand ils nous demandent de pratiquer l'échange de soi avec les autres, quand Thich Nhat Hanh nous parle de l'interdépendance de toutes choses et de ce qu'il nomme l'inter-être, tous pointent en fait vers la même chose, le même être de participation inscrit dans la structure même de notre être. Il semble bien qu'il nous faudra nous aussi développer nos propres "moyens habiles" avant de pouvoir prétendre à la désignation de "mahayaniste".

Stephen Batchelor exprime bien ce sentiment quand il écrit:
"Ayant compris la non-substantialité du soi - enseignement central de la voie bouddhique - le pratiquant s'engage activement dans le développement d'une culture de l'éveil..."
" La compassion est le cœur et l'âme de l'éveil... On l'entrevoit quand la barrière du soi est levée, et que l'existence individuelle capitule devant le bien-être de toute l'existence.
Il est alors parfaitement clair que nous ne pouvons pas atteindre l'éveil pour nous-mêmes:
nous pouvons seulement participer à l'éveil de la Vie".
Et Joseph Goldstein, un des leaders du mouvement vipassana occidental, va dans le même sens:
La motivation la plus haute peut embrasser toutes nos bonnes œuvres - nous pouvons donner pour motivation à tous nos actes, et à notre aspiration à l'illumination complète, le bien et le bien-être de tous les êtres. Nous comprenons que notre pratique spirituelle n'est pas faite pour nous uniquement, mais pour l'éveil et la libération de tous. C'est ce qu'on appelle la Bodhicitta.
Je trouve que pratiquer la Bodhicitta a profondément transformé mon chemin spirituel. Avant d'intégrer cette motivation plus élevée à ma pratique, je savais que le fait de mettre soi-même en oeuvre des moyens de purification ne pouvait qu'être bénéfique à ceux qui vous entourent. Si nous sommes plus généreux et plus aimants, plus sages et plus compatissants, moins coléreux et moins peureux, bien sûr, le monde qui nous entoure n'en sera que meilleur. Donc je savais que la pratique spirituelle aide toujours les autres aussi bien que moi-même.
Mais la pratique consciente de Bodhicitta a fait que cela n'a plus été le résultat inévitable de la méditation et de la quête spirituelle, mais aussi la raison même de pratiquer. Aspirer à une vie d'éveil pour faire du bien aux autres rend notre pratique très large et profonde, la faisant sortir de l'ornière d'une lutte plutôt égocentrique. C'est, bien sûr, le but de tout l'ensemble. Un poème de Ryokan, moine Zen du dix-huitième siècle, exprime ce sentiment: "Oh, que ma robe de prêtre soit assez vaste pour rassembler tous les êtres qui souffrent dans ce monde flottant !". (extrait de : Le dharma de Saint-Benoit)

mardi 29 juin 2010

L'Eveil

La dualité est une illusion....

Il n'est qu'Unicité au sein de laquelle tout apparaît...

Fin de l'histoire !

Philippe.

L'Absolu

Si quelqu'un arrive à me prouver, à me démontrer que l'on peut dans une existence humaine Vivre quelque chose de plus intense, absolu, profond que l'Unité, l'Unicité, la communion absolue au Tout et à tous que génère la Voie spirituelle de la Non-dualité, "je" lui paye un château en Espagne !

A "vous" de "jouer"....

A bientôt...

Philippe.

lundi 7 juin 2010

UNITE entre Créateur et Création

Le Créateur de l'Univers dit à un moment donné lors de Sa Sublime Révélation donné à Arès (village de gironde sur le bassin d'Arcachon) (voir le livre : "La Révélation d'Arès" - ) : "Le Mont sur le Fond (se re)ferme" (XLIV/1) et la note du témoin de L'Evènement : "La Théophanie d'Arès est un EVENEMENT D'IMPORTANCE SUPRÊME : Dieu (le Mont) et le principe profond de Sa Création (Fond), par extension la créature elle-même, se rapprochent ; la main Divine se referme sur Mikal (nom donné par le Créateur au témoin), ils ne font QU'UN pendant cette rencontre."

Remarque personnelle : lors du pèlerinage à Arès, l'été, qui se déroule entre le 21 juin et le 15 Août, on ressent très nettement, dans ce Lieu imbibé par la Présence extraordinaire du Créateur, ce retour à la fusion, à l'UNITE, entre le Créateur et soi-même.

Ce Lieu est le Lieu par excellence de cette puissance de L'UNITE retrouvée, de l'Advaita (non-deux, non-dualité) entre Créateur de l'Univers et être Humain.

C'est aussi le Lieu par excellence de l'Illumination de la Conscience !!!

Je "plein" tous celles et ceux qui ne pourrant pas connaître dans leur vie ce Lieu et le Feu, la Lumière extraordinaire que ce Lieu imprégné du Créateur déclenche dans la Conscience ainsi que la Force et la Puissance sublime de L'UNITE retrouvée avec LUI !!!

jeudi 3 juin 2010

Incarnation

"Vous croyez, vous répétez ce qui est écris sur le papier. Je parle de ce que j'ai vu et réalisé" (Kabir)

commentaire : On peut croire à des Textes Révélés sublimes.... On peut répéter leur contenu. Mais celà n'est qu'adhésion mentale, répétition stérile...

L'être Eveillé, parle, lui, de ce qu'il incarne, de ce qu'il a Réalisé !

mercredi 2 juin 2010

Liberté...Être Libre !

Être Libre c'est être libre de soi-même, libre de l'image que l'on s'est fabriqué de soi-même et que l'on affiche, libre du "moi", libre du "je", libre du connu, afin d'incarner le Tout-Autre....

jeudi 27 mai 2010

Conscience Non-duelle : synthèse...

jeudi 27 mai 2010
• Le Sujet ultime - Nicole Montineri

Rien ne peut être dit sur la conscience. Dès que nous parlons de quelque chose, ou que nous y pensons, nous créons une distance, une séparation. Or, la conscience est ce que nous sommes, notre nature véritable et la source de tout. L’esprit ne peut l’appréhender, l’expliquer, car le Sujet ultime ne peut se penser. Il est au-delà des formulations. Il est donc impossible d’y penser, de méditer dessus ou de se l’imaginer.
On ne peut qu’employer des mots évocateurs pour dire le non qualifiable : énergie, lumière, silence, vide. Nous parlerons donc d’une représentation mentale de la conscience.


Nous sommes la conscience. Parce que nous croyons que cela doit être expérimenté, nous essayons d’atteindre cette réalité. Or, la conscience ne peut être expérimentée. C’est le monde et tous ses phénomènes qui peuvent faire l’objet d’une expérience, jamais la conscience qui les contient.
Nous croyons nous connaître à travers tous ces objets de perception de la conscience que sont l’ego, la pensée, la sensation. Nous vivons en ayant toujours conscience de quelque chose. Or les objets n’ont pas de réalité sans un sujet qui les observe. Ce sujet, le Je ultime, ne peut être perçu. Nous ne pouvons jamais l’objectiver. Nous le cherchons en vain dans les pensées, les émotions, les sensations qui ne sont que ses reflets, ses expressions temporelles. La conscience ne peut être associée à rien d’apparent, elle n’est pas perceptible par les sens, ne peut être saisie par la pensée. Elle se manifeste par eux mais en reste détachée. Si nous l’oublions, elle est toujours là. Nous ne pouvons nous éloigner de nous-mêmes. Aussi, laissons-la s’abandonner à elle-même. Bien qu’elle ne puisse pas être objet de perception pour elle-même, elle sait se reconnaître…
Acceptons de ne pouvoir nous trouver dans la projection, dans la sensation corporelle, dans la compréhension ou la perception mentale. La conscience est ce que nous sommes au-delà des mouvements qui vont et viennent. C’est une attention, un accueil. A cause de l’identification au corps, le moi, qui est un objet de perception comme les autres objets, se prend pour le sujet agissant, autonome. Lorsque la réalisation soudaine met un terme à la croyance qu’il y a une individualité autonome qui cherche et agit, demeure un regard témoin, neutre, une observation. Cette réalisation que nous sommes conscience n’est pas une expérience avec quelqu’un qui la ferait. Elle survient lorsque toute expérimentation s’arrête d’elle-même, à cet instant où le sujet se reconnaît comme l’espace au sein duquel tout apparaît. La conscience est alors conscience de soi, pure, vide, et non plus conscience de quelque chose. Lorsque je fis l’expérience de la « mort », ma conscience se réalisa espace infini, conscience universelle. J’étais vivante, bien vivante. Même lorsque nous ne sommes pas conscients de quelque chose, ce que nous sommes véritablement ne cesse pas d’être. C’est parce que nous n’avons pas réalisé notre véritable nature que nous croyons mourir lorsque le corps disparaît ou que les pensées s’arrêtent. La conscience n’est pas un état. Elle est l’essence de la vie, éternelle.


C’est par la conscience que tout est perçu. Elle voit le spectacle du monde manifesté par elle-même sur un champ qui n’est autre qu’elle-même. Cela ne veut pas dire que ce spectacle soit irréel, mais il est faux de le considérer comme une réalité absolue, c'est-à-dire qui existe par elle-même. Toutes les perceptions, tous les objets ne peuvent exister sans une énergie lumière qui les éclaire : la conscience.


La totalité de la manifestation est une apparition dans la conscience. Tout ce qui est perçu, vu, apparaît en elle. Chaque pensée, chaque évènement est un mouvement dans la conscience, provoqué par elle. Tout est objet pour la conscience, le Sujet ultime non connaissable.


L’homme fait partie du manifesté au même titre que le monde. Le monde n’a pas été créé pour l’homme. Les animaux, les plantes, la terre ne sont pas différents de nous, même s’ils ne vivent pas selon le même mode. Tout participe de la même expression. La conscience est une et englobe tout. Les différences ne sont que dans le mental. Dès que la conceptualisation s’arrête, la paix est là, le silence, la perception pure, car seule affleure la conscience. Elle est pure présence. L’énergie de son jeu peut œuvrer librement dès que tout notre être exprime avec évidence cette pure présence.
La conscience est omniprésente, en chaque créature, en la nature et en la terre. Lorsque nous comprenons que tout est elle, le fardeau des questionnements et des souffrances est aussitôt abandonné. Tous les mouvements de la vie sont perçus pour ce qu’ils sont, des manifestations dans un temps et un lieu donnés. Nous voyons que tout ce qui naît et meurt est le reflet de notre nature véritable, immuable. Nous sommes tout. La question des différenciations entre bien et mal, limité et infini, servitude et libération ne se pose plus. Il devient clair que l’univers n’est qu’une seule et même substance et que nous en sommes inséparables. Lorsque nous rencontrons quelqu’un, lorsque nous voyons quelque chose, nous nous rencontrons et nous nous voyons nous-mêmes. C’est une même réalité, un même espace vide. La conscience est cet espace vide. A cause de l’existence des formes variées, l’espace intérieur parait différent. Or, lorsque la forme disparaît, l’espace intérieur devient un avec l’espace universel. Il l’a toujours été…


Dans notre dimension terrestre, nous laissons notre conscience fonctionner comme une entité conditionnée par ce qu’elle manifeste. A chaque expérience, cet espace de perception s’identifie au corps et génère le sentiment d’un moi. Inlassablement, notre mental porte des jugements sur la multitude des phénomènes qui apparaissent, neutres à leur source. Notre existence devient une suite de désirs et de peurs, un combat à mener. Or tout ce qui apparaît est la vie même, pure en son essence, qui s’offre à nous par et dans la conscience. Tout émerge de cet espace et s’y déroule. Il s’agit de comprendre que rien ne dépend d’un extérieur créé par le mental. Chaque phénomène est en nous, en tant qu’expression visible de la réalité une. La destinée, qui est un enchaînement de circonstances liées au temps, émane de cet espace vide. Ainsi chaque évènement est précieux et doit être considéré comme une bénédiction. Nous devons tout accueillir dans le silence de notre conscience atemporelle. Tout émerge de là et y retourne, dans un mouvement parfait tel qu’il est.


Notre individualité est un reflet dans l’énergie lumière. Je ne suis pas le reflet. Je suis la conscience. Ce n’est pas la conscience qui se dit sujet, car en elle il n’y a aucune séparation. Elle est tout, la substance de toutes les manifestations. Il n’y a aucune distinction fondamentale entre l’absolu et le monde manifesté. L’ultime réalité et ses objets d’expression sont un. Tout ce qui existe est la conscience, en laquelle tout surgit.
Quand toute la manifestation est perçue comme une apparition au sein de la conscience, l’esprit ne recherche plus rien à l’extérieur. A l’extérieur de quoi ? Il est englobé lui-même, ainsi que les objets qu’il poursuit. « Je » est présent en tout et tout est en Lui.


Rien n’est séparé de la conscience. Pour cette raison, nous ne pouvons l’objectiver. Tout ce qui peut être expérimenté, ou même seulement observé, n’est pas la conscience elle-même. Même lorsque le silence est perçu, ce n’est pas ce que nous sommes. C’est un reflet, une émanation. Ce que nous sommes véritablement est la perception elle-même, l’observation elle-même, dans l’absence d’observateur et d’observé.
La conscience est observation et rien ne se passe pour elle. Elle n’est jamais altérée, quoi qu’il arrive, quel que soit l’évènement que nous expérimentons ou la souffrance que nous ressentons. Nous sommes cette observation immuable et non le spectacle qui se déroule continuellement et auquel nous nous identifions à tort. Le monde peut disparaître à l’instant. La conscience est. Elle n’est pas liée au monde, ne se soucie pas de la fin des phénomènes ou des formes de vie. Elle n’est jamais affectée par les changements, les disparitions, par tout ce qu’elle reflète. Elle conserve toujours sa nature indifférenciée, même à travers ses expressions limitées. Elle est le contenant de la totalité du manifesté ainsi que du non manifesté.


Lorsqu’elle est sans objet, elle est conscience infinie, impersonnelle, sans forme, sans cause. On peut aussi l’appeler vide, plénitude, silence. C’est ce que nous sommes de toute éternité.


Nous sommes, à cet instant même, ce réceptacle sans limite, lumineux, intemporel, cette vacuité silencieuse au sein de laquelle tout se produit. Nous sommes en essence en toute chose, les uns dans les autres au sein d’une même substance cosmique. Il n’y a rien à atteindre dont nous soyons séparés.
Lorsque l’espace est désencombré de l’esprit diviseur, lorsqu’il est paisible, grand ouvert, la conscience affleure et nous fait percevoir la réalité ultime dans la multitude des phénomènes qui se manifestent. Cette part éternelle se révèle dès que tout notre être s’abandonne à ce qui lui est proposé. Elle n’est pas liée à notre personnalité, ne dépend ni de nos pensées, ni de nos actes. Elle n’est concernée ni par nos souffrances, ni par nos attentes de bonheur. Elle est le flux ininterrompu présent dans toutes les formes, ce témoin qui observe en silence tout ce qui apparaît et disparaît dans son champ. Nous n’avons rien d’autre à faire que de découvrir en nous cette source silencieuse qui rayonne aux dimensions infinies de l’univers et de nous y absorber.


« Ô toi qui cherche le chemin, reviens sur tes pas car c’est en toi que se trouve le secret. » (Ibn Arabî)


Nicole Montineri
www.laconscience-espace.com

jeudi 20 mai 2010

pour pascal P. de Boersch...

Hier soir j'étais au Darshan de Om cédric Parkin (un élève de Gangaji, elle-même élève de Poonja, lui-même élève de Ramana Maharshi). J'ai été très heureux de retrouver cette ambiance si particulière des rencontres autour de l'Advaita, cette énergie qui habite le lieu de ces rencontres.

Mais j'étais surtout très heureux de revoir Pascal P. que je n'avais pas revue depuis bien longtemps. Pascal est un "fan" de Nisargadatta entre autre...

Je souhaitais donc lui dédier le texte qui suit en signe de "retour" du bonheur que j'ai eu à le revoir :

On évoque souvent au sein de la planète Advaita ce qui nous empêche de vivre intérieurement en permanence la non-dualité, l'unité avec le tout et tous les êtres. Mais l'on évoque rarement ce qui empêche l'advaita, l'unité d'être et de devenir une réalité sociale !

Alors quels sont les freins, les obstacles au sein de notre société afin qu'un jour la société, l'humanité puisse respirer l'Air sublime de la non-dualité.

Et bien les freins, les obstacles sociaux sont simplement les pouvoirs, systèmes et dominateurs en place, à savoir : les pouvoirs et systèmes religieux, politiques, idéologiques, etc.

EN effet la devise de tout pouvoirs est : "diviser pour mieux régner !" et cette division évidemment est au antipode de la non-division de la non-dualité.

Un être qui est dominé par un quelconque pouvoir ou système ne peut évidemment jamais aboutir au vécu non-duel puisque cette domination l'empêche d'y accéder lui-même et aussi de vivre cette union, cette unité avec tous les autres êtres puisque son idéologie, son système, son pouvoir religieux ou politique l'en empêche !

J'affirmerais donc que la Voie Non-duelle totale, complète ne peut être qu'un "travail" pour retrouver :

- son unité intérieure.

- son unité avec tous les êtres !

mais aussi une sensibilisation de toute la population sur le fait que tout pouvoir, qu'il soit religieux, politique, idéologique ou autre empêche l'advaita, la non-dualité, l'unité, l'amour d'être une réalité sociale.

*** Bref celle ou celui qui n'entreprend pas cette transmission-là à la population n'est qu'un demi-"advaitique", il n'a pas pris l'ampleur de toute la dynamique de la Voie Non-duelle.

Mais certains se demanderont : mais comment faire pour sensibiliser la population à ce fait ?

Pour ma part j'ai trouvé un moyen très simple : j'écris des textes sur "tout celà" que je distribue dans la rue aux passants et qui me permettent de rentrer en contact avec eux pour les sensibiliser à ces faits et vérités là.

Et ces rencontres sont parfois merveilleuses car la graine de la non-dualité, de l'unité, de l'amour étant en chaque être il suffit parfois de juste l'arroser pour qu'elle puisse commencer à germer et à fleurir. C'est notre responsabilité !

J'INVITE DONC toutes celles et ceux qui voudront transmettre la sublime lumière de l'advaita dans toute son ampleur et sa totalité à la population strasbourgeoise de ME CONTACTER afin que nous puissions le faire ENSEMBLE !!!

MERCI !

mercredi 19 mai 2010

L'inconditionné

Seule la Conscience Non-duelle est LIBRE !

Le corps est conditionné !

Le mental est conditionné !

Nos sensations, perceptions, émotions, affects, sentiments, pensées, ressenties, etc. sont conditionnés, c'est pourquoi ils ne peuvent jamais être le vecteur,le moteur de la LIBERTE et de l'AMOUR.

Seule la pure Conscience NON-duele est le vecteur, le moteur de la LIBERTE et de l'Amour !

Lumière Non-duelle sur la Parole Révélée

Pour moi la Lumière éblouissante et incandescente de la Non-dualité est la Lumière à travers laquelle il faut lire toutes les Révélations Divines : Bible, Coran, Révélation d'Arès, Veda, Dialogues avec l'ange, etc....

...car sans cette Lumière on ne peut comprendre et Vivre - oui Vivre ! - le contenu de ces Révélations que de manière duelle, donc païenne et primaire.

(R.P)

mardi 18 mai 2010

Conscience

"Avant l'expérience du monde, après l'expérience du monde et pendant l'expérience du monde il y a la présence consciente. La seule réalité est donc la conscience."

(Francis Lucille)

remarque : Francis Lucille était également un élève de Jean Klein, cet Enseignant exceptionnel pour toutes celles et ceux qui ont eu le bonheur de le rencontrer.

Je dédie ce court texte à Jean Klein qui a pu planté la graine merveilleuse de la Non-dualité dans le Coeur de tant de ses élèves qui enseignent aujourd'hui à leur tour et qui ont fait de cette graine un arbre magnifique que chacun peut contempler aujourd'hui.

Les élèves de Jean Klein qui enseigne chacun dans leur "style" aujourd'hui sont : Francis Lucille, Jean-Marc Mantel, Eric Baret, Annie Fratie, etc...

Quant à Francis Lucille il est celui qui a introduit Rupert Spira à l'Expérience Non-duelle. Rupert Spira est un des plus grands céramistes au monde, un artiste remarquable. Il enseigne la Voie de la Non-dualité avec un art hors du commun !
Il est indéniablement l'enseignant dont je me sens le plus proche. C'est grâce à une de ses interventions lors de 2 jours d'enseignement que le bing-bang Non-duel a explosé en mon être.

Je t'en suis perpétuellement reconnaissant Rupert !

conditionnement(s) ou absence de préjugés.

"Le savoir est une contrainte. Il enferme l'esprit dans le connu. Le "moi", l'égo, s'attache au savoir et en fait une église. Des systèmes de défense se mettent en place, qui sont en fait destinés à maintenir le "moi" dans l'illusion de son existence. Une pensée en tant que forme est une image figée d'une réalité qui ne peut être fixée, étant constamment mouvante...et pourtant sans pensée, sans mémoire, le sentiemnt d'être est toujours présent. La pensée du monde n'est pas le monde, la pensée de l'autre n'est pas l'autre, la pensée de moi n'est pas moi."

(Dr jean-marc Mantel)

Remarque : après des études de médecine et de psychiatrie, le Dr Mantel, "s'ouvre" aux Voies Non-duelles de la spiritualité et rencontre le Dr jean Klein qui l'introduit au vécu non-duel de la Vie. Le Dr Mantel a organisé de nombreux colloques sur différents sujets : la peur, la dépression, etc... où le meilleur de l'approche psychothérapeutique et les Voies Non-duelles ont pu apporter leurs lumières respectives sur ces pathologies et souffrances.

tomber amoureux....

La densité du Silence : j'en suis tombé totalement amoureux !

L'Espace Illimité et Infini de la Conscience Non-duelle : j'en suis tombé totalement amoureux !

Notre véritable Nature : pure attention d'Amour : j'en suis tombé totalement amoureux !

Notre Être : acceuil bienveillant : j'en suis tombé totalement amoureux !

Notre Fond : amour et bonté inconditionnels pour tous les êtres : j'en suis tombé totalement amoureux !

(R.P)

dédicace

"Notre véritable Nature est pure attention....d'amour"
(Jan Kerrschot - "élève" de Tony Parsons)

d'autres enseignants disent : Ouverture et acceuil bienveillant.

Je dédie ce texte à Stéphanie Cu. en signe de perpétuel amitié ..... .....

dimanche 16 mai 2010

petite mise au point indispensable !

Je l'ai déjà dit mais je le redis ici : l'Eveil, l'Illumination ne s'assortissent pas d'une absence de souffrances chez celui en qui Cela s'est produit. Je dirais presque : "c'est le contraire", car ne faisant plus qu'Un avec tout et tous, étant en Unicité avec la réalité de tout l'Univers, les moments de souffrances, de peines par identité au tout peuvent même jaillir plus intensément, mais il n'y a plus l'illusion de croire que ces souffrances et peines sont uniquement d'ordre "personnelles"...

Cela est même une découverte de la physique quantique dans l'infiniment petit et de l'astrophysique dans l'infiniment grand : tout est inter-relié, interconnecté, tout Vie en interdépendance dans tout l'Univers : tout est rélié à tout ! donc le vécu intérieur de n'importe qui peut jaillir comme un jet à l'intérieur de n'importe qui d'autre par Unité absolue du tout au tout.

Cela est aussi une découverte majeure du Bouddha après l'Illumination : il n'y a pas de soi permanent et fixe car tout est en interdépendance avec tout ! il n'avait pas besoin de matériel scientifique de pointe pour le découvrir...

Bonne journée à toutes et à tous !

vendredi 14 mai 2010

Ca a "Cosmétisé" (explosion Cosmique au sein de la Conscience Non-duelle)

Cela - Eveil, Illumination ! - s'est produit cette nuit.....

Cela avait déjà frappé à la porte à plusieurs reprises depuis 10 ans...

Cela a frappé à la porte plus intensément il y a deux, trois jours...

Cela "est entré" cette nuit : retour à la Maison !

samedi 8 mai 2010

Le Bonheur absolu

Réflexion personnelle du jour :

Toutes Voies spirituelles authentiques c'est à dire toutes Voies d'auto-transformation de soi non sectaire, non idéologique, non dominatrice, est une merveille, une sublimité, la Voie du Bonheur absolu ! la Voie de la Liberté !

Pourquoi ?

Parce qu'une Voie autenthique d'auto-transformation de notre Etre nous fait quitter la vie limitée et limitante du "je", du "moi", de l'égo, de la "personne", de "l'individu" pour ENTRER dans la VIE infinie, illimitée, vaste, ample du non-égo, du non-désir(s) du "je" afin de goûter à la "VIE-TOUT", à la Totalité, l'infini et non le "limité" car le vécu vécue par et à travers le "je-égo-personne" est très limité en ampleur et Vastitude.

En effet, le Bonheur Intégral, le Bonheur Absolu, total ne peut être vécu et atteint que par une vie et un vécu ample, vaste, CONNECTE au vécu et à la Vie infinis, illimités !

Mais dès que l'on réduit ce vécu et cette vie infinis et illimités, ample, vaste comme l'espace, comme le Ciel au rétrécissement étouffant du "moi", du "je", c'est à dire de l'égo et des ses désirs égotiques et narcissiques on TUE immédiatement l'accès au VECU de la plénitude du Bonheur absolu, total.

Pourquoi ?

Parce que les désirs et plaisirs égotiques et narcissiques rétrécissants, étouffants et limitants du complexe "corps-mental" NE PEUVENT QU'ETRE LIMITES ET LIMITANTS car ils rétrecissent, rabougrissent un vécu pouvant atteindre l'amplitude de L'espace, à la limite bien limitée des plaisrs rétrécis du "corps-mental-je".

Ceci n'est pas morale ou idéologie MAIS FRUIT DE L'EXPERIENCE, DU VECU !

A bientôt...

Bon week-end à toutes et à tous !

NE RETRECISSEZ PAS VOTRE BONHEUR AUX PLAISIRS LIMITES DU "MOI", DE L'EGO !

LA VIE EST TROP BELLE POUR LA GACHER AINSI !

jeudi 6 mai 2010

Samsara...

"Le renoncement (aux désirs égoïstes), c'est se rendre compte que la nostalgie du samsara est UN TAS DE MERDE !" (Trungpa Rinpoché)

remarque :

Le samsara dans l'Enseignement du Bouddha - le Grand Médecin - est "le monde", la dynamique engendrant la souffrance, le vieillissement et la mort. Le samsara est le fruit de la dynamique du désir-égoïste, de la colère, du jugement, de la domination de ses semblables,du mensonge etc...

Avoir la nostalgie de cette dynamique là est "un tas de merde" parce que cette dynamique engendre une vie de merde ! une vie, certe faîte, de désirs égoïstes donc de plaisirs mais non de Bonheur et de grandeur Humaine.

Je rappelle que des recherches scientifiques en neurosciences ont démontrées que dès que l'on a un désir égoïste une substance est libérée dans le cerveau qui donne lieu à une sensation de plaisir mais qui est malheureusement la substance qui inhibe, annule la substance libérée par le cerveau quand on se sent profondément Heureux !

Bref plus on vie de plaisirs égoïstes plus on s'éloigne de la possibilité de connaître un profond Bonheur !

A bon entendeur....

samedi 1 mai 2010

réponse à un "collègue" "non-duel"....

Commentaires
Bonjour Monko,

Votre manière de présenter la non dualité dans ce texte comme dans certains autres est claire, nette, présice et de plus "belle" si tant est que la "beauté" n'est pas une fois de plus un concept sans substance...à part "d'avoir" (d'être!) la Conscience comme substrat.

De toute manière il y a toujours une difficulté à "présenter" la Voie non-duelle car elle est du domaine du vécu, de la Vie et non de la conceptualisation...On le voit bien à travers votre texte ci-présent : d'abord, au début, pour le besoin didactique de la chose vous présentez le corps, les pensées, les sensations, etc. comme n'étant pas la Conscience (ce qui ultimememnt est faux !) pour ensuite exprimer justement que tout est Conscience, même les pensées, corps, sensations qui en sont la manifestation, le reflet...mais non une manifestation, un reflet "autre" (duel) mais une Unité-Une avec la Consience étant eux-mêmes fait d'Elle.

EN tout cas un grand merci pour votre blog.

Chaleureusement.

Philippe.

Posté par philippe, 01 mai 2010 à 16:13


BONNE FETE DU TRAVAIL A TOUS....le vrai travail : "être Un avec tout et tous", voilà CE QUI EST ou qui sera, selon les "points de vue"....

lundi 26 avril 2010

Que voulez-vous être ?

"Atteindre l'Eveil signifie fonder sa vie sur l'accomplissement du bienfait et du bonheur de tous les êtres" (Guendune Rinpoché)

Celui qui ne se préoccupe que de son bonheur est affligé d'autisme et de trouble narcissique de la personnalité.

Celui dont la dynamique globale de Vie est de consacrer son existence à transmettre à un maximum d'être la Voie du Bonheur est un sage, un être humain qui "mérite" véritablment le nom D'HUMAIN, un prophète, un Eveillé, ...

La question est : que voulons-nous ETRE, que voulez-vous ETRE ?

vendredi 23 avril 2010

Nirvana

"Nirvana" signifie "extinction" c'est à dire fusion totale et définitive avec l'absolu ou l'Unité. Zazen est l'élimination de la distance qui sépare sujet et objet, "moi" et les "autres". Il n'y a pas d'extérieur : tout est le Corps de l'Unité. Ne demeure qu'une seule chose, une entité unique : voilà ce que veut dire "Corps de l'Unité"."
(Bernie Glassman - Doctorat en mathématiques appliquées et enseignant dans le Bouddhisme Zen)

Remarque :

Bernie Glassman ,comme Thich Nhat Hanh, conscoit le Bouddhisme comme un "Bouddhisme engagé" c'est à dire comme un Bouddhisme non contemplatif et non statique mais au contraire comme un Bouddhisme créatif dont la dynamique est un engagement social afin que le monde puisse se transformer et changer.

L'Eveil étant la Réalisation de l'Unité avec toutes choses et tout être sans exception, l'Eveil débouche immanquablement sur un engagement sans relâche afin de libérer tous les êtres de la souffrance et de les aider à cheminer vers l'Océan infini du Nirvana, la plénitude absolue.

Un Etre Eveillé se consacre forcément sans relâche au Bien de tous les êtres !

mercredi 21 avril 2010

L'Absolu...

La réalité ultime, l'Absolu n'est pas un objet de l'intellect car lorsque quelque chose est susceptible d'être saisi par l'esprit, il s'agit nécessairement du relatif.

remarque :

L'Absolu ne se conceptualise pas, il s'incarne dans l'amour pour tous les êtres !
Ainsi est coupé à la racine toutes possibilités de se disputer ou de se faire la guerre au nom d'idéologies mentales, qu'elles soient religieuses, politiques ou autres.

L'amour pour tous les êtres auquel Jésus, Bouddha, Mikal ont appelés n'est pas un sentiment mais un amour créateur, en celà qu'il est une dynamique relationnelle créatrice, libératrice et féconde qui aide autrui à Eveiller ce qu'il y a de plus sublime en lui.

Effectivement, l'on ne peut pas éprouver des sentiments pour tous les êtres mais on peut indéniablemnt transcender son être afin d'aider tous les êtres à faire jaillir ce qu'il y a de plus sublime en eux ou en tous cas au moins les y inviter...
Ainsi le monde pourra changer et se transformer pour le plus grand Bonheur et la plus grande Félicité de toutes et de tous !

vendredi 16 avril 2010

Témoignage d'Eveil...

Qu'est-ce que l'Eveil ? Qu'est-ce que l'Illumination ?

L'Eveil est être Un avec tout ce qui est !

J'invite donc ce qui imagine que l'Eveil n'est que béatitude et plénitude à faire leur deuil !

Lorsque l'Eveil a jaillit au sein de l'être il y a des moments de béatitude et de plénitude comme il y a des moments de souffrances : "sa" souffrance ou celle des "autres", de l'Humanité.

Celles et ceux qui penseraient qu'il n'y a que plénitude seraient forcément ancrés dans une relation duelle à la vie et au monde puisque la vie et le monde sont aussi traversés de souffrances et de malheurs.

Etre Un avec tout et tous c'est être Un avec tout et tous, y compris ce que l'égo ne désire pas, à savoir : souffrances, malheurs, tristesse, etc...

Par contre une question intéressante à poser est : si l'Eveil a fait irruption chez un être et que cet être est Un avec tout, peut-il encore désirer ceci plutôt que celà ? Car si il désire ceci il évacue automatiquement celà et ainsi il n'est plus Un avec tout mais un avec un fragment s'étant "dualisé" du tout !

Une autre question que je pose est : les voies spirituelles qui nous invitent à ne plus être "mariés" avec "certaines choses" sont-elles encore des voies spirituelles, c'est à dire sont-elles encore aptent à nous faire communier avec le tout ?

Qu'en pensez-vous ?

à bientôt.....

mercredi 14 avril 2010

n'être plus rien pour soi-même...pour le plus grand Bonheur !

Le dernier verset de l'Evangile donné à Arès révélé à michel Potay par le Créateur par la bouche de Jésus est "Désormais tu es Mon Messager, tu n'es plus rien pour toi-même".

Evidemment dans notre culture du rêve qui a fait croire aux êtres humains qu'ils trouveraient un Bonheur profond en ne pensant qu'à leurs petits plaisirs personnels, ce verset vient faire irruption dans la conscience comme un coup de tonnerre venu du Ciel....

Or nous savons aujourd'hui, même scientifiquement, que quand l'être humain vie un plaisir personnel et égoïste il libère au niveau du cerveau une substance qui inhibe (oui j'ai bien dit inhibe !!!), neutralise, la substance libérée par le cerveau quand on se sent profondément Heureux ! : bref plus on s'accorde de plaisirs égoîstes plus on connaîtra de plaisirs, certes, mais plus on s'éloignera du Bonheur et de la Félicité pour laquelle nous avons été fait ! Même s'asseoir sur un coussin pour méditer est la plupart du temps recherche égoïste de son petit plaisir personnel...

Pour finir sur ce thème, voilà une citation pleine de bon sens et de sagesse : "Le sacrifice est transformation. Comme tout est transformation dans l'univers on peut aussi considérer que tout y est sacrifice : le nuage se sacrifie pour se transformer en pluie, la pluie s'immole quand elle est absorbée par la plante, celle-ci s'offre à l'animal, etc. D'où l'intuition fondamentale des grands Sages et Prophètes que l'ordre de l'univers repose sur le sacrifice et que le Bonheur de l'Homme ne peut venir que de l'oublie de lui-même pour se donner à tous !"
(Dr Jacques Vigne - Psychiatre)

Celà me fait penser au Dalaï-Lama à qui l'on demande souvent comment il fait pour rayonner un tel Bonheur et une telle joie et qui répond toujours la même chose : avoir un amour, une compassion, une bonté inconditionnels pour TOUS les êtres ! c'est ce qu'avait également répondu soeur Emmanuelle à qui un journaliste avait demandé comment elle faisait à plus de 90 ans pour avoir une telle énergie et une telle Joie !

A bon entendeur, euh..., à bon "lecteur"...de bien Lire !

tout est le Soi

"Si l'on regarde avec l'oeil de chair on voit le monde. Si l'on regarde avec l'oeil de la Réalisation, on voit que tout est le Soi !"
(Ramana Maharshi)

dimanche 4 avril 2010

Le Bonheur...

"L'illimité est Bonheur ! Le Bonheur est l'illimité ! Mais dès que tu te rétrécies à la limite d'un désir égotique (personnalité autiste !) tu perds l'Illimité donc le Bonheur infinie ! C'est ma réponse !" (M. à R.P)

....que ceux qui ont des oreilles entendent celà, que ceux qui ont des yeux voient celà, que ceux qui ont un cerveau comprennent celà, que ceux qui ont un coeur reviennent à la Vie de ce Bonheur infini qui ne vient QUE PAR "un immense don de soi-même à toute l'Humanité" (Frère Michel)

mercredi 31 mars 2010

La Voie enseignait par tous...

"Celà fait des milliers d'années que tous les sages et tous les prophètes, sans exception, répètent encore et encore que l'être humain ne pourra TROUVER LE BONHEUR que DANS L'AMOUR ET LA FRATERNITE UNIVERSELLE." (Ramesh S. Balsekar)

Ma seule question est : pourquoi ne les écoutons-nous pas et pourquoi la plupart des êtres humains se sont-ils autant éloignés de cette simple évidence ?

lundi 29 mars 2010

Amour....

"L'amour est la plus profonde plongée dans le "Je Suis" que nous sommes tous. C'est la disparition totale - pour momentanée qu'elle peut-être - du "moi" (de l'égo) surimposée sur cet état originel fondamental de Conscience qui est en effet amour, bonté, compassion...Ce sont des expériences de l'Immortalité que nous sommes véritablement" (Ramesh S. Balsekar)

Remarque : je ne partage pas l'ensemble de l'enseignement de Ramesh Balsekar - entre autre son déterminisme qui me fait plus penser à Calvin qu'à l'enseignement originel de Jésus ou des Upanishads -, mais il a une manière bien agréable d'exprimer la Voie de la Non-dualité qui émerveille souvent mes yeux pour ravir mon Coeur....

Pour ma part la non dualité n'a de sens que dans sa Révélation ou Illumination radicale qui débouche sur une prise de conscience que tout les êtres - et mêmes l'univers - sont moi-même et qu'ainsi la seule Voie intelligente est celle de l'amour, la bonté et la compassion pour tous les êtres et la liberté absolue !
Sans cette incarnation de l'Illumination ou Réalisation la non dualité devient ou ne reste qu'une idéologie cérébrale stérile dont l'égo peut se gargariser sans fin...

samedi 27 mars 2010

inter-être...pour celles et ceux qui souhaitent trouver l'intelligence...

"Si vous regardez correctement vous verrez un nuage flotter dans cette feuille de papier : sans nuage il n'y a pas de pluie ; sans pluie, les arbres ne peuvent pousser ; et sans arbre on ne peut fabriquer de papier. Nous pouvons donc dire que le nuage et le papier inter-sont. Si nous regardons plus en profondeur cette feuille de papier, nous y découvrons aussi le soleil. Sans soleil il n'y a pas de forêt. Nous pouvons donc Voir que le soleil est également dans cette feuille de papier. Papier et soleil inter-sont. Et si nous continuons notre observation profonde, nous voyons le bûcherons qui a coupé l'arbre et qui l'a porté à la fabrique pour y être transformé en papier. Et nous voyons le blé car nous savons que le bûcherons ne peut exister sans son pain quotidien, aussi le blé qui a servi à faire le pain est lui aussi dans cette feuille de papier. De même que le père et la mère du bûcheron. En regardant de cette façon, nous Voyons que, sans toutes ces choses, la feuille de papier ne peut exister. En regardant encore plus profondément, nous nous voyons nous-mêmes dans cette feuille de papier. Ce qui n'est pas difficile puisque la feuille ragardée fait partie de notre perception. Donc nous pouvons dire que Tout EST dans cette feuille de papier. Nous ne pouvons rien trouver nulle part qui n'y soit pas - temps, espace, terre, pluie, minéraux, soleil, nuage, rivière, chaleur, tout y est. tout co-existe dans cette feuille de papier. C'est pour cette raison que le mot "inter-être" devrait figurer dans les dictionnaires. Etre, c'est inter-être ! Nous ne pouvons pas exister (ni même vivre) sans inter-être avec TOUT ce qui existe !
Nous sommes Un avec tout les êtres et tout les êtres sont un avec nous, c'est pourquoi l'amour et la bonté pour tous les êtres est Intelligence Suprême."
(Thich Nhat Hanh)

Poème de Thich Nhat Hanh : "Je suis l'enfant d'Ouganda, décharné, squelettique, aux jambes pareilles à des bambous fragiles, et je suis le marchand d'armes vendant des armes meurtrières à l'Ouganda...."

fou....

"J'espère que tu atteindras rapidement l'illumination et que tu sauveras tous les êtres de la souffrance" (souhait exprimé par Seung Sahn - maître Zen - à un de ses étudiants)

"Si tu ne vois pas que tout est Un alors c'est que tu es fou !" (R.P)

"L'esprit qui ne sait pas est le Bouddha. Le Zen consiste à garder l'esprit qui est avant la pensée : il y a uniquement : "Je ne sais pas", un esprit vide. Alors ta substance, ma substance et la substance de tout l'univers deviennent Un. L'autre et toi devenez Un" (Seung Sahn)

vendredi 26 mars 2010

La Vérité...

"La lumière de la vérité éclatante se gonfle en vous jusqu'à emplir tout votre être."
(Sudhakar S. Dikshit)

"La Vérité c'est que le monde doit changer" (La Révélation d'Arès)

...et le monde changera quand un nombre suffisant d'êtres auront retrouver tous les merveilleux fruits de la non-dualité : l'amour, la bonté, le pardon, la paix, la libération de tous préjugés et l'intelligence du coeur.
Alors le bonheur pulsera dans le monde comme le sang pulse dans nos veines, sans auncun pouvoir ni système dominant et enchaînant les êtres.
La liberté et l'amour seront l'Air que tous respiront !

Tout est Conscience

"La manifestation surgit de la conscience et retourne à la conscience. Tout surgit au sein de la conscience. Je suis donc la totalité de la manifestation. Je suis tous les êtres. C'est l'illusion de la séparation qui est la cause de la souffrance..."

(Ramesh S. Balsekar)

mardi 23 mars 2010

Intelligence suprême

Comme tous les êtres apparaissent au sein de notre conscience et sont donc faits de notre conscience on peut dire : "tous les êtres sont "moi" et je suis tout et tous les êtres". Mais ce qui est surtout lumineux dans cette Réalisation non-duelle c'est que l'on comprends alors que si on juge, domine, rejette un autre être c'est NOUS-MÊMES que l'on juge, domine et rejette. La conséquence de cette Réalisation est aussi que l'amour et la bonté pour tous les êtres est intelligence puisqu'ils sont nous et que nous sommes eux, a moins d'avoir une "structure" masochiste qui consisterait à ne pas aimer tous les autres êtres, ce qui reviendrait à ne pas Nous aimer ! Le jour où un certain nombre d'être comprendront Celà par lucidité et intelligence alors quelque chose de grand et sublime pourra émerger au sein de l'Humanité !

Bonne journée à toutes et à tous.

Soyez heureux et rendez tous les êtres heureux. Que votre vie soit sublime !

dimanche 21 mars 2010

Pour Thierry

Je dédie ces 3 textes à Thierry M. en reconnaissance éternelle...En effet c'est en croisant le chemin de Thierry que ma dynamique spirituelle a pu prendre la bonne direction... :

"Il n'y a pas de maître ! Tant que l'on se prend pour un élève, de ce point de vue il y a un maître, de même que tant qu'un enfant a besoin de lait maternel, il y a une mère nourricière. Dans la Voie Non-duelle il n'y a pas de maître, il n'y a qu'ouverture, unicité et joie. Comme tout est Un comment pourrait-il y avoir un maître. Les gourous sont le plus grand obstacle sur la Voie. Ce que nous sommes, notre nature véritable, contient toutes choses, tout être ! " (Francis Lucille)

"Notre conscience fait corps avec notre expérience et, à ce moment là, l'expérience et l'observation ne sont plus deux. Il y a naturellement union de la conscience et de l'expérience qui ne sont plus deux. C'est l'expérience de la non-dualité. Finalement l'observateur s'est abstrait. Cette absence de l'observateur, c'est à dire de "moi" en tant que témoin est une expérience de présence d'amour totale immédiate. C'est très important car on comprend souvent mal la pratique de la méditation comme étant une présence à soi-même : à ce moment là on renforce alors le sentiment de "moi", de "je", de "témoin" au lieu de le laissez se dissoudre. La Méditation Bouddhiste vise à dépasser l'égo non à le renforcer car plus on est "présent à soi" plus on renforce une situation dualiste en solidifiant la distinction entre "moi" et "l'autre". Il s'agit dans la Méditation Bouddhiste d'être absent, "on" ne regarde pas l'autre, mais il est Vu. Vous vous oubliez dans cette expérience de communion et d'amour" (Lama Denis T.)

"Il faudra retrouver notre oeil intérieur. Il nous faudra retrouver l'Oeil de Dieu, qui est même plus qu'un oeil d'ensemble. C'est un oeil marié, la chose contemmplée est DANS l'oeil. Vivons une osmose avec le tout humain, le fusion avec les "autres"(Michel Potay dit Frère Michel - témoin des apparitions de Jésus et du Créateur à Arès - Arès est un village de gironde -
(voir le livre : "La Révélation d'Arès")

samedi 20 mars 2010

Pour Daniel : Un... au delà de la souffrance....

Cet extrait de témoignage est d'une disciple de Thich Nhat Hanh :

"...J'étais alors kinésithérapeute et je travaillais auprès de personnes en fin de vie dans un hôpital de gériatrie de Saint-Etienne. Là j'ai vraiment pu mettre la Pleine Conscience en action et celà a donné des resultats extraordinaires que les médecins et les infermières qui m'entouraient ont pu constater...Par exemple il était tout à fait possible de faire prendre conscience aux malades que s'ils avaient des draps propres dans leur lit, c'était parce que toute une chaîne d'évènements y avait contribué. Une chaîne qui allait de la graine de coton sous le soleil et la pluie, à l'air, au travail de ceux qui ont fait pousser la plante, l'ont ramassé et transformée. Celà semble un peu fou mais c'est un moyen de ramener les patients au coeur de la vie, de leur faire comprendre qu'ils pouvaient être UN avec tout ceux qui les entouraient, avec le personnel, avec les lingères, ceux qui faisaient fonctionner les machines à laver, etc. Celà est très important car la grande souffrance de ces personnes vient de la solitude qu'elles ressentent dans leur lit de malade. Si elles se sentent reliées, elles sont aussitôt plus heureuse, elles s'ouvrent vers l'extérieure. Nous appelions celà des "méditations de non-soltitudes" et c'était extraordinaire car les malades, pendant la méditation au moins, arrivaient à lâcher prise et allaient jusqu'à oublier leurs souffrances".

Commentaire personnel :

Je trouve ce témoignage magnifique pour au moins deux raisons. La première est que ce témoignage démontre que l'on peut transmettre la non-dualité à d'autres êtres sans passer par une terminologie et un vocabulaire somme toute assez "intellectuel" au sein du petit monde de l'Advaita "classique". La deuxième raison est que je ressens à travers ce témoignage toute l'immense Humanité que l'on rencontre chez beaucoup de "disciples" de Thich Nhat Hanh qui a su transmettre à un très grand nombre la Voie non-duelle de l'amour et de la compassion.
Sur un des murs d'une des grandes salles de méditation du village des pruniers (centre de méditation créé par Thich Nhat Hanh à 100 kms de Bordeaux) il y a un immense panneau où il est écrit : "Ecoute pour mieux comprendre. Comprends pour mieux aimer"
Je ne sais pas pourquoi mais à chaque fois que je vais au village des pruniers je suis très ému quand je voie ce panneau...je suis ému car je trouve que ces deux courtes phrases sont simplement très profondes...La profondeur ne venant pas, à mes yeux, de la sublimité de ce que l'on peut articuler par écris ou oralement mais de ce que l'on incarne réellement dans nos relations aux "autres". je précise celà parce que je sais que l'on peut avec sa bouche, son clavier ou son stylo dire des choses merveilleuses et ne pas incarner beaucoup ce dont on se réclame : celà est d'ailleurs un des pièges les plus terribles dans lequel notre égo et notre mental peuvent tomber dans toutes voies et démarches spirituelles.

Puissiez-vous aussi toujours mieux écouter pour mieux comprendre et mieux comprendre pour mieux aimer.

C'est ce que je souhaite à toutes celles et à tous ceux qui liront ce texte en ce début de printemps saisonnier mais aussi de Printemps perpétuel qui peut sans cesse rayonner et fleurir au sein de notre coeur quand il aime...tous les êtres !

JE DEDIE CE TEXTE à Daniel C., mon frère...qui peut-être lira ce texte.

vendredi 19 mars 2010

L'Advaita par Francis Lucille

"Advaita est un mot sanscrit dont le sens littéral est "non deux". L'Advaita n'est ni une philosophie, ni une religion. La non-dualité est une EXPERIENCE dans laquelle il n'y a pas de séparation entre un sujet et un objet, entre un "moi" et le reste de l'univers, entre un "moi" et Dieu. Ainsi l'Advaita TRANSCENDE toutes les religions, philosophies, nationalités...L'Advaita ne divise point mais au contraire unifie (les êtres)" (Francis Lucille - 1998)

Commentaire personnel : J'aime beaucoup cet extrait de texte sur l'Advaita de Francis Lucille. Pourquoi ? Parce la triste histoire de l'Humanité a été sans cesse traversée par des guerres, des violences, des divisions (des dualités mortifères, c'est le cas de le dire) etc. qui étaient le fruit, la plupart du temps, d'idéologies religieuses ou profanes qui avaient envahis le mental des hommes qui se combataient au nom même de ces idéologies qui étaient pour chacun d'eux le Vrai, la Vérité.
Mais la Spiritualité n'est pas un dogme mental, c'est une Expérience Vivante dont le coeur est l'amour et l'unité avec tous les êtres. C'est donc le coeur de l'Advaita.
C'est parce que je crois que l'Advaita ne peut qu'unir tous les êtres au delà de tous le "fatras" qui a envahie leur mental que l'Advaita m'émerveille autant.
Mais l'Advaita m'émerveille aussi parce qu'il est au coeur de toutes spiritualités authentiques.
L'unité de tous les êtres est la pulsation qui me fait Vivre, respirer, espérer, agir....

Lettre

Voici un passage d'une lettre que j'ai envoyé à une amie dernièrement. Cette amie est disciple de Om cédric Parkin, un enseignant de l'Advaita (Non-dualité) vivant en Allemagne :

Je te souhaite tout le bonheur qu'une vie puisse apporter et par dessus tout d'avoir un amour inconditionel pour tous les êtres car l'amour pour tous les êtres est le fruit de l'Advaita : le jour où la Réalisation émerge dans notre être nous voyons que tout l'univers et tous les êtres apparaissent en "nous" - conscience non-duelle - et sont donc fait de "nous" : tous les êtres sont donc nous-mêmes et nous sommes tous les êtres : le jour où cette Réalisation a pris Feu dans notre être l'amour et la bonté inconditionnels jaillissent de plus en plus intensément de notre être vers tous les êtres ! Telle est la Réalisation non-duelle, telle est la Lumière sublime de l'Advaita !
L'impression que les autres êtres et l'univers sont séparés de "nous" est une illusion, une ignorance totale dû au mental dualiste : c'est une illusion d'optique, mais le jour ou L'Enseignant authentique nous fait Voir que "tout est conscience" alors la Réalisation a lieu ! (mais la Réalisation n'est pas encore l'incarnation de cette Réalisation qui est amour total pour tous les êtres !)
Puisses-tu vivre Cela, Andrea, ainsi que tout ceux qui se "réclament" de Om.

Dans l'amour pour l'amour et avec l'amour.

tout acceuillir

"Dans la perspective Non-duelle tout est accueilli dans notre attention bienveillante. Nous sommes alors à chaque instant toute chose dans l'unité de la conscience. L'action qui découle de la Réalisation que nous sommes profondément un seul et même être est pleine de compassion, pleine d'amour, pleine de bonté"

Francis Lucille

jeudi 18 mars 2010

être l'autre !

Se mettre à la place de l'autre est encore empreint de dualité....
être l'autre c'est ça l'Evangile !

Michel Potay dit Frère Michel (voir son superbe blog : freesoulblog)

mercredi 17 mars 2010

L'Eveil incarné !

L'Eveil est la Réalisation que tout est unité, que tout est unicité !
....mais Celà ne s'arrête pas là car une fois qu'il est Vu que tout est unité - c'est à dire que tout est "nous" et que je suis tout l'univers et tous les êtres ! - alors l'Eveil s'incarne dans une dynamique d'amour et de bonté inconditionnels pour tous les êtres afin d'aider un maximum d'êtres à devenir - si librement ils en perçoivent l'intelligence et la sagesse - amour et bonté incarnés à leurs tours....et ainsi de suite d'être à être....le monde pourra changer sans lois, sans pouvoirs religieux ou politiques pour dominer les Hommes.

P.R

L'Eveil

L'Eveil s'assortit de la Vision impersonnelle que tout est unité !

Tony Parsons

Voir

Il n'existe pas d'êtres séparés ou des objets indépendants de la conscience qui les Voie. Tout être apparaît au sein de notre conscience et est donc fait de notre conscience. Tout est "moi" et je suis tout !

Rupert Spira

Vertu

Toute la perfection et toutes les vertus du Divin sont enfouies en toi. Révèle-les au monde ! Celui qui n'accomplit pas ce travail constructif est comme mort.
Alors attise la Lumière qui est en toi, puis attise la chez les autres - un par un ! -

Babaji

Tout Amour

Tout ce que je fais ici c'est d'enlever couche à couche les croyances erronnées et duelles et quand ce travail est fait la véritable nature non-duelle de l'expérience réelle se Révéle, brillante, unitive, tout amour !

Rupert Spira

L'amour

Q : Dans l'univers, y a-t-il une seule chose de valeur ?
M : Oui, la puissance de l'amour !

Nisargadatta - Je suis -

Le Suprême

Q : Quelle est l'expérience qui approche le plus du Suprême ?
M : Une immense paix et un amour sans limite.

Nisargadatta - Je Suis -

Réaliser l'Eternel

Réaliser l'Eternel, c'est devenir l'Eternel, le tout, l'univers, avec tout ce qu'il contient.

Nisargadatta - Je suis -